Dimanche

La douleur du ventre s'attenue.

Je reprends le Xeloda. La prise de sang le permet.
Par contre les marqueurs sanguins sont mitigés : l'un monte, l'autre descend un peu. Le foie souffre. Que va décider l'oncologue ? Et c'est reparti pour une montagne russe ...

Lundi soir 
Quel soulagement de laisser mon crapaud de 12 ans à mes parents. Ça fait du bien quand ça s'arrête les petites remarques négatives, les agressions verbales d'adoles-chiant , les "je m'ennuie à mourir", les "j'm'emmerde alors je viens t'emmerder", les "je vais porter plainte parce que tu t'en fous de moi", les "de toutes façons je suis un enfant adopté".
Ne vous inquiètez pas pour mes parents, ils le poseront à l'internat le mardi matin (à cause du jour férié).

Mardi 
Je me vide dans les toilettes.

Mercredi
Encore des double-cacas qui nécessitent de longues pauses.
Toujours cette douleur dans le coude quand je tends mon bras pour poser mon téléphone sur la table de chevet par exemple.

Petit voyage à l'hôpital. L'oncologue décide d'augmenter les doses. La prise de sang lui parait pas trop mal, même si on pouvait espérer mieux. Il préconise d'augmenter de 2x150g le Xeloda.

J'augmente la dose de Xeloda d'un seul comprimé de 150g pour commencer. Je passerai à 2 la semaine prochaine si tout va bien ...

Il me dispense de prise de sang en 3ième semaine. Une prise de sang toutes les 6 semaines laisseront peut-être le temps à mon coude de se rétablir ...

Méga hoquet avant de me coucher.

Jeudi 
Bruits de tuyaux 

Grosse fatigue, je m'endors presque à table le midi.

 

Vendredi 
Mes mains et mes pieds sont plus rouges que les autres fois.

Moins fatiguée, je conduis et fais les courses en soirée.

Par contre la fatigue joue sur mon humeur tout comme les 4h de l'après-midi à supporter, non le terme est plutôt « subir » mon adoles-chiant. J'en ai marre d'être son défouloir, son souffre-douleur son bouc émissaire. Parfois je démissionnerai bien de mon rôle de maman. Ce n'est pas autorisé par la loi ? Même quand notre rôle de malade nous prend toute notre énergie ?
Même quand c'est un speedy gonzales têtu et obstiné ? Et en conflit avec mon autorité ? Non, je ne veux pas l’abandonner non plus. Je l’aime trop.
Rassurez-vous, il n'est aussi chiant qu'avec moi. Il n'ose pas pousser son père à bout comme ça, quoique, parfois ....
Ça doit le rassurer de me voir lui imposer des limites. D'avoir encore la force de le faire. Mais j'en ai plus qu'assez de ces bras de fer perpétuels.

Encore un hoquet avant de dormir.


Samedi
Une petite douleur persistante dans le flan droit. Le foie ?
Je devrais refaire un peu de sport ou d'exercices de kiné.